LE FRANÇAIS AU IES ALFONSO MORENO
domingo, 15 de abril de 2012
lunes, 13 de febrero de 2012
LA SAINT VALENTIN
Aimons toujours! Aimons encore
Aimons toujours ! Aimons encore !
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.
Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !
L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c'est le bonheur !
Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !
Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !
Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !
Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !
Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et réveurs.
Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !
Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.
Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,
Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.
Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "
Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "
L'amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !
Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !
Les yeux d'Elsa.
Recueil : Poésies.
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
Louis Aragon.
miércoles, 8 de febrero de 2012
domingo, 29 de enero de 2012
sábado, 29 de octubre de 2011
jueves, 15 de septiembre de 2011
viernes, 19 de agosto de 2011
lunes, 8 de agosto de 2011
DES ACTIVITÉS EXTRAS.
-l'oreille coupée.
LECTURES.
GRAMMAIRE.
-Les pronoms toniques:moi,toi,lui,elle,etc.
-Il faut+infinitif/ Devoir.
-Formation de l'imparfait
-Raconter un événement au passé (passé composé / imparfait)
-l'oreille coupée.
LECTURES.
GRAMMAIRE.
-Les pronoms toniques:moi,toi,lui,elle,etc.
-Il faut+infinitif/ Devoir.
-Formation de l'imparfait
-Raconter un événement au passé (passé composé / imparfait)
LES TÂCHES MÉNAGÈRES
1.-Vocabulaire
Jeu 1
jeu 2
Jeu 3
Exercices
Exercice nº1
Exerce nº 2:
1. Complétez les tâches ci-dessous avec les mots de la liste:
la poubelle, le linge, la vaisselle, la chambre, l'aspirateur, la table, les vêtements, le lit, le lavabo, le chien, les courses, les draps, les sols, la cuisine.
laver_____________
sortir_____________
changer_____________
ranger______________
promener___________
faire_______________
passer______________
débarrasser__________
plier______________
faire______________
nettoyer___________
faire_____________
étendre____________
faire_______________
2. Complétez ces phrases d'après ce qui se passe chez vous.
a. Mon père ____________________ tous les jours, sans résistence.
b. Ma mère______________________la quasi-totalité des jours.
c. Moi, je ne m'occupe jamais de_______________________.
d. Ma soeur/mon frère ____________________ sans aucun problème.
e. Si ma mère me demande de _____________________, d'habitude je fais la sourde oreille.
Bonnes vacances d'été à toutes et à tous !
LES PAROLES DE LA CHANSON
mm-mhm-mhm mm-mhm-mhm
Un couplet pour dénoncer les chefs
Africains surtout dans l'échec
Mon pays a payé bien trop cher
Trop cher à quand le procès
Une parole pour honorer nos pères
Ces soldats tombés dans leur guerre
Victimes effacées de leurs dossiers
Dossiers déjà classés
Si ce n’est qu'un chant
Si ce n’est qu'une chanson
Ça ne changera pas nos vies
Ça ne changera pas nos vies
Mais je chante pour ne pas accepter
Je dis non ! Je dis non !
Je chante pour ne pas accepter
Je dis non en chanson
Un refrain pour soutenir les frères
Expulsés du territoire français
Reconduits menottés aux frontières
Frontières pour un destin tracé
Une ligne pour dénoncer nos travers
Tradition n'est pas toujours sagesse
Africain on ne l'est pas qu’au passé
Passons à la suite, assez !
Si ce n’est qu'un chant
Si ce n’est qu'une chanson
Ça ne changera pas nos vies
Ça ne changera pas nos vies
Mais je chante pour ne pas accepter
Je dis non ! Je dis non !
Je chante pour ne pas accepter
Je dis non en chanson
Un couplet pour dénoncer les chefs
Africains surtout dans l'échec
Mon pays a payé bien trop cher
Trop cher à quand le procès
Si ce n’est qu'un chant
Si ce n’est qu'une chanson
Ça ne changera pas nos vies
Ça ne changera pas nos vies
Mais je chante pour ne pas accepter
Je dis non ! Je dis non !
Je chante pour ne pas accepter
Je dis non en chanson
PAROLES DE LA CHANSON
Amel Bent
Nous on pense à vous,
Nous on pense à vous
Nous on pense à vous
Citoyens du monde, si souvent dans l'ombre
A.P:
Le quartier nous égare, les bandes squattent les gares
On connait le point de départ, une parole, un regard
Black, blanc, beur, tout le monde ses parts mais personne s'en est mêlé
Face à face, personne parle, c'est brouillard dans la mêlée
Dur de s'entraider, l'amour a disparu
Comme le respect des ainés, la haine a pris le dessus
Le SAMU se mange les pierres, ils l'ont quand même réanimé
Une mère pleure regardant son fils sur la chaussée
Pour finir, y a pas que de la bombe lacrymo
Mauvais endroits, mauvais créneaux, cause des dégâts collatéraux
À plus de 10, ils attendaient sur le parking
On marche en silence, un des nôtres viens de partir.
Refrain:
Nous on pense à vous
Violence chronique, malaise social
Nous on pense à vous
Sur le chemin il reste un espoir
Nous on pense à vous
Citoyens du monde, si souvent dans l'ombre
Nous on pense à vous
Violence chronique, malaise social
Nous on pense à vous
Sur le chemin il reste un espoir
Nous on pense à vous
Citoyens du monde, si souvent dans l'ombre
Rim-K:
Il rentre par le chemin où l'attend une bande rivale
La mort reste certaine mais on ignore quand elle frappe
Des mineurs meurent, j'en ai vu partir, périr
D'autres appréciés de tous, capables d'actes terribles
Le parapluie de l'espoir s'ouvre car des gouttes de sang tombent
Les médias s'emparent de l'histoire puis ouvrent la tombe
Dans le quartier il fait sombre, dans les ruelles on s'affronte
On se tue, on se flingue, on se trompe entre bandes rivales
D'un H.L.M à l'autre, ça fait l'effet d'une tornade
La violence en escalade, électrochoc dans les familles qui tombent sous la dépression
Une mère silencieuse, une marche silencieuse
Des larmes dans les yeux, une âme dans les cieux
Refrain:
Nous on pense à vous
Violence chronique, malaise social
Nous on pense à vous
Sur le chemin il reste un espoir
Nous on pense à vous
Citoyens du monde, si souvent dans l'ombre
Nous on pense à vous
Violence chronique, malaise social
Nous on pense à vous
Sur le chemin il reste un espoir
on pense à vous
Citoyens du monde, si souvent dans l'ombre
A.P:
Encore une fois, les flammes de l'espoir s'éteignent
Personne ne sait vraiment d'où vient le problème
Bande rivale au-dessus du code pénal
On se fait du mal mais pour retrouver la paix faut bien plus qu'une morale
Rim-K:
Dans la haine, les familles se déchirent
Dans les yeux, la haine se déchire
On m'a touché au cœur personne n'est invincible
Sachez que l'erreur est irréversible
Nous on pense à vous, nous on pense à vous
Nous on pense à vous
Citoyens du monde, si souvent dans l'ombre
Rim-K:
Une marche silencieuse, une mère silencieuse
Une larme dans les yeux, une âme dans les cieux
Une marche silencieuse, une mère silencieuse
Des larmes dans les yeux, on pleure un frère dans les cieux
Etiquetas:
Bonnes vacances
domingo, 16 de enero de 2011
sábado, 8 de enero de 2011
jueves, 30 de diciembre de 2010
BONNE ANNÉE À TOUS
La Fête des Rois ou Epiphanie
Il n'y a pas de mois de janvier sans galette des rois. Le 6 janvier, l’Epiphanie est une fête religieuse chrétienne associée aux Rois mages. Pour tous les Français, c'est une tradition très conviviale. On se retrouve en famille, entre amis ou avec ses collègues pour partager une galette des rois.La recette est différente selon les régions et la galette peut-être ronde en pâte feuilletée ou en forme de couronne briochée. Attention, elle cache une minuscule figurine : la fève qui a le pouvoir de te faire roi ou reine si tu la découvres dans ta part de galette.
Pour le savoir il suffit de tirer les rois, c’est-à-dire partager la galette selon le nombre de convives et attribuer à chacun une part. Le roi ou la reine du jour doit alors choisir son double en lui posant une couronne dorée sur la tête.
Au grand plaisir des boulangers, des pâtissiers et des gourmands, cette dégustation de galette dure tout le mois de janvier !
Etes-vous fabophiles ?
Les fèves des galettes étaient à l’origine des haricots, puis sont devenues au fil du temps de petites figurines de porcelaine, de métal, etc... Elles sont recherchées par les collectionneurs. Le Musée de la fève à Blain (44), compte au moins 20 000 miniatures, de quoi faire le bonheur des fabophiles, les collectionneurs de fèves. Vive le roi, vive la reine !
Les fèves des galettes étaient à l’origine des haricots, puis sont devenues au fil du temps de petites figurines de porcelaine, de métal, etc... Elles sont recherchées par les collectionneurs. Le Musée de la fève à Blain (44), compte au moins 20 000 miniatures, de quoi faire le bonheur des fabophiles, les collectionneurs de fèves. Vive le roi, vive la reine !
LA RECETTE DE LA GALETTE DES ROIS



doigts.Dore avec un jaune d'oeuf et mets au four ( thermostat 6) pendant 30 minutes
environ. BON APPÉTIT !!!!!!!!!!
Les symboles de Noël
jueves, 4 de noviembre de 2010
Communication difficile ! http://francebienvenue2.wordpress.com/
Publié le 3 janvier 2011 by Anne| Laisser un commentaire
Entre père et fille, entre parents et ados, le courant ne passe pas* toujours très bien ! La vie quotidienne n’est pas de tout repos. Rien de surprenant, rien de nouveau. En voici une petite illustration où chacun est dans son rôle, entre nécessité d’encadrer et désir de voler de ses propres ailes**.
Ce qui est rassurant, c’est qu’un jour probablement, la « petite » Juliette d’aujourd’hui, 16 ans et agacée par ses parents, tiendra les mêmes propos à ses propres enfants !
Transcription :
- C’est toujours : « Dans cinq minutes », ou « Oui, oui, d’accord ». Mais ça se fait pas (1), donc les cinq minutes deviennent vingt minutes, deviennent une demi-heure. Et bah c’est les yeux levés (2), « Pfff », une espèce de respiration exaspérée, dès qu’on demande quelque chose, dès qu’on…, « Ah ». On passe (3) vraiment pour des vieux cons (4)! On est dans ce… dans ce rapport-là, une espèce de communication qui devient… qui devient de plus en plus difficile.
C’est l’ordinateur : «Reste pas (5) trop longtemps sur l’ordinateur.» C’est la télé bien sûr : « Reste pas trop longtemps devant la télé. » C’est… pas que pour elle mais pour sa sœur : « Tu peux sortir de la douche » ou « Mets la table », «Débarrasse la table», « Fais ceci, fais cela ». « Fais pas ci, fais pas ça », voilà.
- Non mais c’est vrai, mais c’est parce que eux, je pense qu’ils se rendent pas compte que (6) nous, on a nos trucs (7) et eux, ils font partie de notre vie de la maison. Forcément, eux, ils pensent que moi j’ai… je pense qu’à vider les poubelles ou des choses comme ça, alors que moi, j’y pense jamais! Quand papa, il (8) veut pas me laisser sortir, je comprends pas pourquoi. Je lui dis : «Voilà, j’ai fait mes devoirs. J’ai eu des bonnes notes.» Il me dit : « Non, ce sera comme ça. » Alors moi, j’aime pas, parce que je peux pas négocier. Et ça finit tout le temps en cris, en pleurs, et voilà, on peut rien faire.
- Non mais c’est pas ça. Toi tu dis : « Je veux sortir tous les samedis soirs. » Bah je dis non. Ça peut pas être un postulat (9). Tu peux pas dire « Je veux sortir tous les samedis soirs. » C’est pas possible. Enfin tu as seize ans ! On dit : « Une fois de temps en temps », et on négocie à chaque fois. Et donc après, c’est « 3 heures du mat’ »(10), mais non, c’est 2 heures. Tout ça devient une discussion où je perds mes nerfs (11) assez facilement, là-dessus. Parce qu’en plus, c’est des salades (12), c’est-à-dire qu’elle dit : «J’ai ma copine machin (13) qui sort jusqu’à 3 heures ». En fin de compte (14), après, on a la mère de machin qui appelle, qui dit « Oui, bah nous, il faudrait qu’elle soit rentrer à minuit. » Donc elle nous… A chaque fois, elle va… elle va nous prendre l’excès absolu pour nous en faire une espèce de règle. Donc voilà, on négocie, et puis le ton monte (15), et puis voilà. C’est ça un peu le rapport à… à l’adolescence. Vous essayez de frapper à la porte sans…sans succès, quoi.
- A table ! Les loulous (16), à table, c’est prêt. Les enfants, à table, ça va être froid. Non, j’ai dit « A table ». J’ai dit « A table ! »
- Euh, c’est pas la peine de gueuler (17), maman. Oh, c’est bon, on n’est pas sourds.
Quelques explications :
1. ça se fait pas : ici, ça signifie qu’elle ne fait pas ce qu’on lui demande de faire.
2. les yeux levés : normalement, on dit « Lever les yeux au ciel ». Quand quelqu’un fait ça, c’est pour exprimer son agacement. Ce n’est évidemment pas poli.
3. on passe pour… : on est considéré comme…
4. des vieux cons : un con, c’est quelqu’un de nul, d’idiot. (grossier)
5. Reste pas trop longtemps… : Il manque la négation complète : « Ne reste pas…», comme très souvent à l’oral. (familier)
6. se rendre compte que : comprendre que
7. on a nos trucs : on a nos préoccupations, nos centres d’intérêt, etc… Le mot «truc » est très vague et familier.
8. Papa, il veut pas : on met souvent deux sujets (ici : papa et il) au lieu de dire «Papa ne veut pas ». (familier et oral)
9. un postulat : une affirmation qui ne se discute pas.
10. 3 heures du mat’ = 3 heures du matin. (abréviation orale courante mais familière)
11. perdre ses nerfs : perdre son calme, s’énerver.
12. des salades : des mensonges, des choses pas claires. (familier)
13. machin : c’est le mot qu’on emploie quand on ne veut pas ou peut pas citer le nom de quelqu’un. (familier)
14. en fin de compte : finalement
15. le ton monte : on s’énerve, on se fâche, on se met à crier.
16. les loulous : les enfants (familier et affectueux)
17. gueuler : crier, hurler (familier)
* Le courant ne passe pas : il n’y a pas de compréhension, d’entente entre deux ou plusieurs personnes. (familier)
** voler de ses propres ailes : devenir indépendant, avoir sa propre vie d’adulte, sans dépendre de ses parents.
Un froid de loup (
http://francebienvenue2.wordpress.com)
Transcription :
Froid partout. Partout, partout. Les jambes, les pieds, les doigts. Moi, ça me dérange pas, tant qu’il pleut pas (1), hein !
Il fait très froid, très, très froid. Les doigts gelés, les orteils gelés. On est bien obligé de se préparer au froid, parce qu’on peut pas arrêter le chantier ici. On est obligé de se couvrir de multiples épaisseurs : doubles-gants, certes, des chaussures épaisses. Le soir, il y a beaucoup de fatigue mais on est heureux de retrouver le foyer où il fait chaud.
- Là, ça va mieux à cette heure-là. C’est le matin vers huit heures qu’on a un petit peu froid, dès qu’on attend les clients. (2)
- Puis en plus, vous avez les mains dans la glace, avec le poisson.
- Ah ouais, on est obligé de mettre de la glace quand même, mais c’est vrai qu’elle est pas chaude, hein ! Mais…
- Ça va ? C’est supportable ?
- Ouais. Tant qu’il y a pas de vent (1), ça va. Et ils promettent encore pire pour la fin de semaine, alors… C’est pas que ça nous arrange (3) mais on va faire avec.(4)
- Puis en plus, vous avez les mains dans la glace, avec le poisson.
- Ah ouais, on est obligé de mettre de la glace quand même, mais c’est vrai qu’elle est pas chaude, hein ! Mais…
- Ça va ? C’est supportable ?
- Ouais. Tant qu’il y a pas de vent (1), ça va. Et ils promettent encore pire pour la fin de semaine, alors… C’est pas que ça nous arrange (3) mais on va faire avec.(4)
Bon, ça circule pas (5). On sait pas ce qui se passe. Ça fait à peu près deux heures et demie, pour faire dix-huit kilomètres. C’est mal salé. Beaucoup de gens sont dans la galère.(6)
Je vais essayer de passer par des petits chemins. Faut bien venir bosser !(7)
- Je viens juste d’arriver mais y en a pas.(8)
- Y en a pas. Huit heures et demie… Y en a pas.
- Et vous allez à Lyon ?
- Eh oui, on va tous travailler, oui. Gare de Vaise.
- Comment vous allez faire, là ?
- Ben là, regardez : on a une âme charitable qui se propose. Ou on fait du stop (9), ou on se débrouille (10) comme on peut.
- Vous étiez au courant (11) qu’il y aurait pas de bus ce matin, non ?
- Ben, pas vraiment. Je pensais que ça allait être dégagé. Mais les voies sont pas dégagées, donc on fait comme on peut, hein !
- J’ai écouté… J’ai regardé Infos Trafic TCL hier soir et ils disaient donc qu’il y avait pas de bus, hein. Hier soir à 19h30, il y avait pas de bus. Il fallait re… Il fallait se reconnecter à 6 heures du matin. Donc moi, je me suis pas connectée ce matin. J’ai dit, je vais descendre voir.
- Et c’est… c’est important pour vous si vous n’arrivez pas à votre travail ?
- Non… mais enfin, c’est embêtant (12), oui, quand même (13). Mais bon, j’ai des patrons (14) qui sont compréhensifs, hein. De toute façon, je vais pas… je vais pas… Oui, là, c’est un cas de force majeure (15), hein.
- Et vous madame, vous êtes l’âme charitable qui va aller… qui allez véhiculer tous ces gens-là !
- Dieu me le rendra peut-être !(16) On va y aller doucement mais sûrement (17), on va essayer.
- C’est mon premier de travail. Donc si j’annule mon premier jour, ça va pas être top (18) quand même. Donc on va essayer de faire avec. C’est pas grave ! (19)
- Y en a pas. Huit heures et demie… Y en a pas.
- Et vous allez à Lyon ?
- Eh oui, on va tous travailler, oui. Gare de Vaise.
- Comment vous allez faire, là ?
- Ben là, regardez : on a une âme charitable qui se propose. Ou on fait du stop (9), ou on se débrouille (10) comme on peut.
- Vous étiez au courant (11) qu’il y aurait pas de bus ce matin, non ?
- Ben, pas vraiment. Je pensais que ça allait être dégagé. Mais les voies sont pas dégagées, donc on fait comme on peut, hein !
- J’ai écouté… J’ai regardé Infos Trafic TCL hier soir et ils disaient donc qu’il y avait pas de bus, hein. Hier soir à 19h30, il y avait pas de bus. Il fallait re… Il fallait se reconnecter à 6 heures du matin. Donc moi, je me suis pas connectée ce matin. J’ai dit, je vais descendre voir.
- Et c’est… c’est important pour vous si vous n’arrivez pas à votre travail ?
- Non… mais enfin, c’est embêtant (12), oui, quand même (13). Mais bon, j’ai des patrons (14) qui sont compréhensifs, hein. De toute façon, je vais pas… je vais pas… Oui, là, c’est un cas de force majeure (15), hein.
- Et vous madame, vous êtes l’âme charitable qui va aller… qui allez véhiculer tous ces gens-là !
- Dieu me le rendra peut-être !(16) On va y aller doucement mais sûrement (17), on va essayer.
- C’est mon premier de travail. Donc si j’annule mon premier jour, ça va pas être top (18) quand même. Donc on va essayer de faire avec. C’est pas grave ! (19)
Les puces de Paris Saint-Ouen (2008)
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